Types de Viagers

Il existe trois types de viagers : viager libre, viager occupé, viager sans rente.

Le viager sans rente :

Transaction immobilière(Celui-ci représente une faible part des transactions immobilières en viager).

Dans ce type de viager, le vendeur reçoit la totalité du prix du bien au moment de la signature. Cependant, il continue tout de même d’occuper le bien jusqu’à son décès et pourra profiter directement de la somme versée.

L’acheteur bénéficie, quant à lui, d’une décote importante décote. La décote est notamment plus importante si le vendeur est jeune.

Le viager libre :

(En France, il représente entre 3 et 5% des immobilières en viager).

Ce genre de viager est le plus demandé mais il est aussi très rare. Il est convoité par les investisseurs car ils peuvent profiter du bien immobilier immédiatement, en le louant ou en l’habitant.

Pour la vente, le prix du viager libre est fixé selon le marché. Une partie de ce prix est donné au vendeur au moment de la vente devant un notaire. Le reste est converti en rentes.

Ce type de viager est très facile à effectuer et est souvent rapidement vendu.

Ce sont majoritairement les retraités ayant une résidence secondaire qui optent pour ce type de viager. Les personnes âgées qui veulent continuer leur vie en maison de retraite sont également intéressées par ce type de vente. Il y a également ceux qui ont achetés des petites surfaces et qui n’en assument plus le risque locatif, ni la gestion du bien.

Le viager occupé :

(Celui-ci représente 95% des transactions immobilières en viager).

Dans ce type de viager, le vendeur habite dans son bien immobilier jusqu’à ce qu’il décède. Si le vendeur veut profiter de ce droit, il doit garder l’usufruit du bien ou réserver son droit d’habitation et d’usage.

Il est notamment préférable de choisir la seconde option car :

Lorsque l’usufruit est conservé, le veneur garde la possibilité de profiter du bien (usus) et également d’en recevoir les rentes (fructus).Temps argent

Lorsque le vendeur décède, l’usufruit se termine et la propriété du bien revient au nu-propriétaire.

Cependant, si le bien a été mis en location par le vendeur, l’acquéreur devra attendre la fin du bail pour récupérer le bien (Article 595 du Code Civil).

La garde du Droit d’usage et d’habitation

Ce sont le Code Civil et les articles 625 régissent ce droit. Ce droit étant personnel au titulaire, les intérêts de l’acheteur sont sécurisés. Ainsi, le vendeur n’aura pas la possibilité de céder son droit ou de louer le bien (selon les articles 631 et 634 du Code Civil).

De plus, la somme de la rente est supérieure s’il y a réserve d’usufruit.

Le titulaire de ce droit a la possibilité d’habiter le bien en famille (parents…), mais seulement s’il y a cohabitation. En effet, il n’est pas possible pour l’acheteur de « prêter » ce logement à de la famille tout en habitant dans un autre lieu.

Lors de décès de cet acheteur, la famille devra d’ailleurs quitter le bien.

En cas de grande vieillesse ou de maladie, il n’est pas rare que le vendeur doive quitter le bien.

Dans ce cas, est prévue une clause, qui énonce que l’acheteur doit payer un supplément de rente de% de la valeur locative du bien lors de la signature du contrat. Cette clause prend également effet si le vendeur ne souhaite pas profiter de son droit d’usage et d’habitation.